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Dyslexie (test-achats)

  Est-ce lam écrit? 5% des enfants d'âge scolaire présentent des difficultés de lecture et d'écriture. Ils lisent par exemple "lam" au lieu de "mal" ou "piton" pour "bidon". Même si la dyslexie est un problème persistant, il existe des moyens de surmonter les principaux obstacles. D'abord les chiffres: en primaire, il y a 20 à 30 élèves par classe, 1 à 2 enfants sont dyslexiques. Il y a 3 à 4 fois plus de garçons atteints de dyslexie que de filles. Et, des parents dyslexiques courent un plus grand risque de voir leurs enfants atteints du même handicap car celui-ci est héréditaire. La dyslexie est ce que l’on appelle un trouble spécifique d’apprentissage du langage. Les personnes dyslexiques assimilent de nouvelles informations sous forme de mots, sons et texte plus lentement que les autres. Il leur est dès lors souvent plus difficile d’épeler, de lire et d’écrire : ils lisent et écrivent plus lentement (un enfant dyslexique a besoin de 30% environ de temps en plus pour lire un texte), sont moins précis, etc. Ils éprouvent parfois aussi des difficultés à s’exprimer oralement ou à comprendre les mots prononcés par d’autres. Les problèmes rencontrés augmentent en fonction du degré de dyslexie. Ainsi, si un dyslexique peut apprendre sans trop de difficultés à lire et à écrire, il devra faire beaucoup plus d’efforts dans des matières exigeant une plus grande maîtrise de la langue (p. ex. la grammaire, la rédaction de thèses, etc.). La dyslexie n’est pas due à un déficit visuel ou une scolarisation inadéquate et n’est pas non plus synonyme de paresse ou d’ignorance : Edison, Léonard de Vinci, Rodin et Einstein sont tous d’illustres dyslexiques qui se sont distingués par leur intelligence et leur créativité. Mais, même si l’enfant dyslexique a souvent une intelligence normale ou supérieure à la moyenne, sa scolarité ne va pas toujours de soi en raison de ces difficultés de lecture et d’écriture. Il est généralement plus à l’aise avec les matières qui n’exigent pas une grande maîtrise de la langue. Comme le montrent les chiffres précités, la dyslexie est souvent décelée à l’école. Mais, les problèmes ne se limitent pas à la salle de classe : les relations avec les autres, les conditions de travail, etc. sont autant de domaines où le dyslexique peut se sentir pénalisé.   Les causes Bien que les causes exactes de la dyslexie ne soient pas encore connues, on sait déjà que tant la génétique que la neurobiologie jouent un rôle. Les parents au premier degré de personnes atteintes de dyslexie (enfants, frère ou sœur) courent plus de risques d’être également confrontés à cette affection. Des études ont démontré que le cerveau de personnes dyslexiques se développe et fonctionne différemment. Diverses sources parlent d’un trouble du traitement des sons et du langage parlé dans le cerveau. Il s’agirait, d’une part, d’un trouble dans le système traitant les informations visuelles, ce qui complique le décodage des mots et le travail avec ceux-ci. D’autre part, le système traitant les informations auditives serait également perturbé: l’enregistrement des sons et leur transcription graphique, un mécanisme crucial pour la lecture et l’écriture, est dès lors plus difficile. Comme nombre de points dans ce domaine sont encore discutés, nous n’entrons pas davantage dans les détails. En outre, cela nous éloignerait du sujet de cet article : le dépistage de la dyslexie et la manière de surmonter ce handicap pour permettre aux dyslexiques d’apprendre avec succès et de trouver leur chemin dans la vie.     Dépister la dyslexie Plus la dyslexie est diagnostiquée de façon précoce, plus les perspectives sont positives. • Bien que l’on n’y apprenne pas encore vraiment à lire et à écrire, on peut, dans certains cas, déjà suspecter une dyslexie à l’école maternelle. À cet âge, les enfants atteints de dyslexie ont souvent des difficultés avec les jeux à base de lettres, comme reconnaître les mêmes lettres (p. ex. entourer tous les mots qui commencent par un "o" : les dyslexiques indiqueront aussi les mots commençant par un "a"), reconnaître les mêmes sons dans les mots (p. ex. confondre "f" et "v"), trouver des rimes (les dyslexiques ont du mal à trouver et indiquer des mots qui riment), compter le nombre de syllabes (p. ex. combien de fois faut-il ouvrir la bouche pour dire "confiture" ?) et retenir les noms de leurs petits camarades de jeux. Dès cet âge, il vaut mieux surveiller de près les frères et sœurs d’enfants atteints de dyslexie. • À l’école primaire, il est souvent plus facile de dépister avec certitude une dyslexie car l’enfant commence alors à apprendre à lire et à écrire. Savoir quand telle règle d’orthographe ou de grammaire doit être maîtrisée peut se révéler utile. On peut alors constater, par exemple,  si l'enfant confond à la lecture certaines lettres proches phonétiquement, comme le "m" et le "n", le "b" et le "p", etc. Les signes d’une dyslexie sont les suivants : un enfant qui, jusqu’alors, évoluait normalement obtient soudain des résultats plus mauvais que d’habitude, avec surtout des difficultés à lire et écrire, mais pas tellement dans d’autres matières comme les maths ; un enfant qui commet plus souvent des erreurs "normales" en apprenant à lire et à écrire (p. ex. confondre "d" et "b", écrire les mots comme il les entend, etc.) ; un enfant qui refait sans arrêt la même faute (écrire "eu" au lieu de "ue" ; l’enfant connaît les lettres et les règles mais ne peut pas les appliquer systéma-tiquement), un enfant en difficultés lors de l’apprentissage d’une deuxième langue et, enfin, l’absence d’autres causes potentielles qui expliqueraient ces difficultés de lecture et d’écriture (déficit auditif, retard mental, problème émotionnel, longue période de maladie, difficultés de concentration, etc.). • Les matières linguistiques n’étant pas les plus importantes sur le bulletin de notes, certains enfants dyslexiques parviennent à passer au travers de l’école primaire sans être repérés. Il en va tout autrement à l’école secondaire, où l’enfant doit travailler plus vite et autrement et où la quantité de matière à assimiler augmente. Il ne suffit plus de compenser. Cela donne de mauvais résultats en langues étrangères, des notes personnelles pleines de fautes car il n’est pas vraiment nécessaire de surveiller son orthographe, des difficultés avec les nouveaux textes et les nouvelles règles, une lecture lente, des hésitations sur les longs mots, etc.     Quelles fautes à quel niveau? Dès que l’on suspecte une dyslexie, il faut essayer de voir dans quelle mesure la personne est dyslexique et quel type de fautes sont commises exactement. En effet, la dyslexie n’entraîne pas chez tous les mêmes problèmes dans les mêmes situations. Les difficultés peuvent p. ex. se présenter à trois niveaux : avec les mots phonétiques (on écrit ce que l’on entend), les mots orthographiques (mots pour lesquels des règles existent, p. ex. les marques du pluriel "cheval, chevaux", les règles de conjugaison 'je mets') et/ou les mots irréguliers (mots qu’il faut retenir par cœur car ils n’obéissent à aucune règle et si on les écrit phonétiquement, on commet une faute, p. ex. "oignon"). Au cours du processus d’apprentissage, le niveau des mots phonétiques est le premier niveau atteint par l’enfant. L’apprentissage des mots ortho-graphiques constitue la deuxième étape avant de passer au troisième niveau : l’apprentissage des mots irréguliers. Si l’enfant rencontre des difficultés au premier niveau, il en éprouvera aussi aux deux autres. S’il maîtrise les mots phonétiques mais pas les mots ortho-graphiques, lire et écrire des mots irréguliers sera aussi laborieux. On peut repérer ainsi le niveau auquel se situent les principales difficultés. En outre, il est important de vérifier si ces problèmes de lecture et d’écriture sont constants. En effet, des problèmes émotionnels, un manque d’intérêt pour la matière enseignée, le fait de parler à la maison une autre langue, de longues périodes de maladie, des difficultés de concentration, etc. peuvent occasionner des problèmes similaires (surtout davantage de fautes d’orthographe). Mais, en général, dans ces cas, les problèmes de langue apparaissent de façon soudaine ou seulement dans une situation donnée. Il ne s’agit donc pas de dyslexie. Un spécialiste de la dyslexie (psychologue, pédagogue ou logopède) va faire passer à l’enfant toutes sortes de tests, un test d’intelligence, un test de concentration, un test de motricité et un test linguistique pour avoir un aperçu de son niveau général. L’enfant peut également être examiné de façon multidisciplinaire, c.-à-d. par des personnes de diverses disciplines. Une personne atteinte de dyslexie est souvent confrontée à l’échec, au fait de ne pas pouvoir répondre aux attentes (des parents qui se demandent pourquoi leur enfant, pourtant si brillant, ne met pas tout en œuvre pour bien apprendre à lire et à écrire) et va très vite se croire bête ou paresseuse. Cette situation peut être génératrice de stress, de frustrations, de problèmes émotionnels et de troubles du comportement, surtout pendant la période scolaire. C’est pourquoi il est extrêmement important d’étudier non seulement les points faibles de l’enfant mais de s’intéresser également à ses points forts et de valoriser suffisamment ces derniers. Il s’agit souvent de facilités et de talents dans des domaines qui n’ont rien à voir avec la lecture et l’écriture, tels que l’art, la physique et d’autres sciences exactes, la musique, le sport, la mécanique, etc. Avoir soif d’apprendre, être attentif, sûr de soi, jovial ou social, etc. sont également des points positifs à ne pas perdre de vue.     Que faire face à la dyslexie? Avec, en main, un aperçu des points forts et faibles de l’enfant et les résultats des tests, le spécialiste peut commencer une éventuelle rééducation. Celle-ci doit suivre étroitement les leçons de grammaire et d’orthographe enseignées à l’école. L’interaction avec l’école est capitale : le thérapeute doit savoir par exemple quand telle règle  est apprise et quand cette dernière doit être vraiment maîtrisée, etc. C’est tout sauf une classe de vacances ! Le thérapeute doit travailler lentement et procéder étape par étape pour continuer à motiver l’enfant. Un petit pas en avant a, en effet, plus de chance de réussite qu’une assimilation trop rapide de nouvelles informations. Ensuite, il va de soi que les parents doivent être impliqués dans cette rééducation. Ils peuvent motiver leur fils ou leur fille et continuer à l’entraîner à la maison. Un traitement de la dyslexie ne résout malheureusement jamais tous les problèmes. Les personnes dyslexiques continueront à avoir du mal à lire et à écrire, y compris en dehors du cadre scolaire. Heureusement, il existe quelques trucs et astuces pour surmonter ces obstacles.     Trucs et astuces à l’usage des enseignants récompensez les efforts faits par l’enfant et pas forcément le résultat obtenu; aidez l’enfant dyslexique à se fixer des objectifs réalistes pour que le sentiment d’échec ne soit pas son pain quotidien ; l’enfant aura plus de facilités à lire un texte bien structuré, présenté avec un plus grand interligne et des caractères plus grands et plus clairs; lors d’un contrôle de compréhension à la lecture, mieux vaut donner le texte à l’avance. Sinon, vous allez évaluer sa technique de lecture et non sa compréhension à la lecture ; lors d’un contrôle, lisez les instructions à voix haute. Souvent, les instructions écrites ne sont pas lues avec attention ; ne comptez pas les fautes d’orthographe s’il ne s’agit pas d’une dictée ; laissez suffisamment de temps à l’enfant pour faire son contrôle ; au lieu de lui faire une dictée, faites-lui recopier sans faute un texte, ce qui demande beaucoup d’efforts à un dyslexique ; ne demandez pas à un enfant dyslexique de venir écrire au tableau : il aura peur de faire une faute devant toute la classe. Il est très important qu’il garde sa confiance en soi ; ne faites pas de contrôle tout de suite après avoir enseigné une nouvelle matière ; faites-lui passer ses examens oralement le plus souvent possible ; donnez des exemples de questions pouvant être posées le jour de l’examen ; n’attendez pas qu’il vous restitue des définitions mot à mot. Les dyslexiques peuvent les énoncer avec leurs propres mots ; permettez à un enfant dyslexique d’utiliser l’ordinateur pour faire ses devoirs, il pourra ainsi bénéficier du correcteur d’orthographe ; apprenez-lui des petits trucs pour l’aider et encouragez-le à les utiliser.   Trucs et astuces à l’usage des parents Les parents d’enfants atteints de dyslexie peuvent également appliquer certains trucs proposés aux enseignants. Voici quelques conseils supplémentaires: discutez avec votre enfant des sentiments qu’il peut ressentir (peur, manque de confiance en soi, etc.), même s’ils sont difficiles à exprimer ; accrochez à différents endroits de la maison les règles d’orthographe ; veillez à toujours encourager votre enfant. Il se retrouve en effet souvent confronté à l’échec ; visitez plusieurs écoles avant de l’inscrire et renseignez-vous sur la manière dont l’établissement prend en charge les élèves dyslexiques.   En savoir plus? Si vous souhaitez en apprendre davantage sur la dyslexie, vous pouvez contacter les adresses suivantes : Centre PMS le plus proche de chez vous. Ces centres sont reliés à l’établissement scolaire. Vous pouvez vous y adresser pour effectuer des tests gratuits si vous suspectez une dyslexie chez votre enfant. Centres de rééducation rattachés à l’INAMI (Institut National d’Assurance Maladie et Invalidité, à contacter au 02 739 71 11). L’INAMI vous rembourse une partie du prix des tests, ce qui limite votre contribution personnelle. Les tests sont réalisés par une équipe de spécialistes (médecin, pédagogue, spécialiste des troubles psychomoteurs,etc). Vous pouvez également vous adresser à des logopèdes, psychologues, etc. privés. Dans ce cas, vous paierez la totalité du prix (chez certains logopèdes, un remboursement est possible sous certaines conditions. Voyez www.inami.be, rubrique "dispensateurs de soins" et cliquez sur "autres dispensateurs"). www.test-achats.be
Message de Virginie (Belgium) le 27 March 2006 à 09:51


"Trucs et astuces à l’usage des enseignants " A mon avis il y trop d'élèves ds les classes pour que l'instit applique ces astuces.  L'enfant devra malheureusement se faire discret pour ne pas subir de moqueries.  "hahaha hihi il ne sait même pas lire ce mot hihi"
Message de Shams (Belgium) le 27 March 2006 à 10:42


Je suis dyslexique et j'éprouve des difficultés tous les jours! surtout dans mon boulot de secrétaire. Une jauge = une chauge, jeune = geune, bouton = pouton, la maison rouge = la rouge maison,... Ma dyslexie a été constatée par mon prof de math en troisième secondaire, ce qui m'a soulagée car je n'étais plus l'idiote de service, non j'avais une raison à mon incompréhension... Je n'ai pas été traitée et j'arrive à passer entre les mailles du filet jusqu'à présent. Un coup de bol. C'est vrai que j'ai eu beaucoup de difficultés lors de mon apprentissage scolaire, il me fallait beaucoup plus de temps que les autres pour assimiler la même matière. Je dois réfléchir avant de parler à mes collègues histoire de ne pas sortir un mot qui n'existe pas dans le dico et me faire prendre pour une c... merci pour ce texte.
Message de Melanie210 (Belgium) le 27 March 2006 à 11:08


Malheureusement trop d'enseignants ignorent les signaux indiquant la dyslexie.Et certains parents trouvent stupide ce que la logopede fait.
Message de pandora08 (Belgium) le 27 March 2006 à 11:33


J'ai pas réussi à m'endormir hier soir de peur que ma fille ne souffre des mêmes problème que les miens!!!!! Elle a 15 mois et ne sait dire que ta (le chat) tin (le chien), papa, maman, nona (gd mère en italien) et rien d'autre  et si jamais c'était à cause de ça. J'ai vu la petite de sanéa qui a le même âge et qui parle beaucoup plus. Brrrrrrrrrr les stress de maman commence
Message de Melanie210 (Belgium) le 28 March 2006 à 13:51


Melanie ... parait que moi j'avais le même probleme que Chiara ... 'Je voulas me t'atoir sur une grande taite et boire dans une tate maute' Maman m'a dit qu'elle me consacrait au moins 15 min par jours à me faire articuler un CH-AT et CH-IEN  et CH-aiZe ... Pas de panique et puis tu peux aller voir une logopede si tu s un doute ... non ?
Message de pandora08 (Belgium) le 28 March 2006 à 14:43


Mon fils a 16 mois  parle bcp mais ne formule pas encore des phrases.  Il connait quelques mots mais pas gd chose (ture pour voiture, la nei pour la neige...). Je ne stresse pas.  Mélanie, cool elle n'a que 15 mois.
Message de Shams (Belgium) le 28 March 2006 à 15:02


Oui je sais bien et il est vrai qu'elle a marché vite, qu'elle montre son nez, ... en fait elle fait elle super éveillée et débrouillarde mais pas bavarde encore . Je suppose que c'est aussi le fait qu'elle ne voit pas beaucoup d'enfant
Message de Melanie210 (Belgium) le 29 March 2006 à 10:21


Melanie : ne t'inquiète pas 15 mois, c'est beaucoup trop tôt pour consulter! Certains enfants ne parlent pas encore à cet âge-là... Et je t'assure que le jour où elle aura vraiment quelque chose à dire elle se lancera! En plus, ce que tu décris comme symptômes est tout à fait COURANT et NORMAL pour son âge! C'est la logo de service qui te le dit!
Message de pupuce74 (Belgium) le 03 April 2006 à 09:53


Oh là là... pas de panique Mélanie. mois..; mais quand elle s'est lâchée, tout est sorti d'un coup et ma fille n'a vraiment commencé à parler que vers 16 -18 mois,2 mois après elle faisait des phrases complètes. Aujourd'hui, tout le monde trouve qu'elle a un langage très évolué. La dyslexie, c'est pourtant une question que je me pose parfois. Il lui arrive en effet de confondre d b p q et de temps en temps elle se trompe de mot pour exprimer un idée.
Message de Mlleclara (France) le 11 April 2006 à 19:31


Difficile à déceler comme maladie. Merci pupuce et mlleClara pour vos explications
Message de Melanie210 (Belgium) le 11 April 2006 à 19:53


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